|
Foot-Hérault.fr
Vincent CANDELA : "Je souhaite longue vie à Foot-hérault.fr !"De retour sur Montpellier où il a demeuré toute la saison dernière, Vincent Candela garde un oeil avisé sur l'évolution du football pro comme amateur. Le chef d'entreprise qu'il est devenu, parrain de notre site, revisite pour foot-hérault.fr une carrière qui avait débuté à Lattes. (par J.L. B.)Candela le Montpelliérain
Vincent aura marqué l'histoire de l'AS Roma avant de terminer sa carrière à Messine.
Vincent, tu es revenu aujourd'hui sur Montpellier, une région où tout avait commencé pour toi dans le football !
Oui, mon père était entraîneur à Lattes et c'est aussi là où j'ai pris ma première licence. J'avais six ans. Mais je ne suis resté qu'un an parce que Montpellier est venu me chercher rapidement. C'est Serge Delmas qui m'avait repéré. Je suis resté à Montpellier de 8 ans à 17 ans jusqu'au titre de champion de France. Serge Delmas déjà ? Oui, c'est aussi lui qui m'a fait venir à Toulouse au centre de formation. Après notre titre de champion j'étais le seul qui n'avait pas de contrat et comme j'en voulais un, même petit (rires), je suis parti à Toulouse signer mon premier contrat. Serge Delmas a beaucoup compté dans mon parcours évidemment. Je le vois encore. Et le foot amateur, quel rapport entretiens-tu avec lui désormais ? Je le côtoie toutes les semaines puisque je fais du foot en salle pour m'entretenir un peu. C'est un plaisir et ça reste ma passion. J'ai de toute façon plus de contact avec ce football là qu'avec le foot pro que je n'aperçois que de temps en temps devant un bon match à la télé avec toute la petite famille. "Depuis trois ans, je me suis mis dans les affaires, j'ai ouvert une brasserie sur Palavas." N'as-tu pas eu envie de t'investir d'une manière ou d'une autre dans un club amateur ? Non, parce que j'ai quatre enfants. Si j'ai arrêté ma carrière pro à 33 ans, c'est justement pour être près de ma famille. Or, je sais bien que si je m'investis dans un club aujourd'hui, même amateur, je le ferai à fond parce que c'est dans mon caractère. Je pourrais encore passer des diplômes, en étant champion du monde, nous avons des passerelles pour ça, mais j'ai préféré prendre le temps de la réflexion. Depuis trois ans, je me suis mis dans les affaires, j'ai ouvert une brasserie sur Palavas. J'ai bien des contacts avec des joueurs, des entraîneurs… avec qui j'ai toujours entretenus de bons rapports. J'ai surtout la chance de ne rien avoir à demander. Tu fais partie de l'association France 98 ! Oui, et on fait pas mal de choses, c'est l'occasion de venir en aide aux gens qui sont moins chanceux que nous. C'est le minimum que nous puissions faire mais ce n'est pas simple non plus avec les emplois du temps des uns et des autres. On essaie de se regrouper au moins une ou deux fois par an. Et Montpellier, ne regrettes-tu pas de ne jamais y avoir joué ? Je ne me suis même pas posé la question. J'ai toujours plus ou moins vécu au jour le jour. Le passé, c'est déjà de l'histoire ancienne. Mais j'ai des contacts sympas avec le président Nicollin. Lorsque je suis parti, il n'était même pas au courant. C'était l'époque Cantona, Blanc, Valderama… Je n'en veux pas au club peut-être parce que ma carrière m'a plus que satisfait. Je suis leurs résultats et je trouve formidable ce qu'ils font cette saison. As-tu été toi aussi étonné de leur parcours ? Après pas mal d'année en Ligue 2, Loulou méritait cette saison fantastique. Je ne les voyais être champion de France mais se situer dans le top 5 était déjà quelque chose de fort pour René Girard que j'ai eu avec l'équipe de France. Il gère bien son groupe. Aujourd'hui, être un bon entraîneur, ça ne veut pas dire uniquement être bon tactiquement, c'est aussi avoir la capacité de gérer vingt mecs, vingt footballeurs qui plus est ! René est un mec bien qui a un bon groupe. "J'ai vécu mon adolescence en France et ma carrière et ma vie d'homme en Italie." Te sens-tu plus italien ou français ? Moitié-moitié. J'ai passé plus de 15 ans en Italie où je me suis marié, où j'ai divorcé, où mes quatre enfants sont nés. Mais aujourd'hui que j'ai grandi, j'ai voulu retourner à mes racines pour faire connaître à mes enfants d'où je viens, pour qu'ils apprennent ma langue et savent d'où ils viennent. J'ai aussi besoin de la France. Les deux pays ont été importants. J'ai vécu mon adolescence en France et ma carrière et ma vie d'homme en Italie. Tu as l'image d'un joueur discret qui ne se montre pas beaucoup dans les médias contrairement aux Dugarry, Lizarazu, Desailly… tous consultants de luxe ! J'ai toujours été comme ça. La presse n'a jamais été mon truc et j'ai toujours été plus à l'aise sur le terrain. En même temps, je suis moins connu en France car je suis parti rapidement en Italie pour ne jamais revenir jouer en France. En équipe de France, j'étais le remplaçant idéal car je n'ai jamais été aigri et j'étais toujours prêt à organiser les fêtes et à participer à tout ce qui fédère un groupe. On me connaît sous cet aspect là et ça me va très bien puisqu'on a gagné. Pour le reste, je suis satisfait de ma carrière et absolument pas jaloux de ceux qui restent sur le devant de la scène et qui ont choisi un nouveau métier. De toute façon, parler n'a jamais été mon point fort. Combien de temps allez-vous rester à Montpellier ? Pour le moment, je me suis fixé deux ans pour que mes enfants aient le temps de s'adapter et de découvrir le pays. Ensuite, je ne vais pas dire que c'est ma femme (italienne et romaine : ndlr) qui va choisir… mais presque (rires) ! Je m'adapterai. Dans ma carrière ça a aussi été une de mes qualités, aussi à l'aise en 2CV qu'en Rolls. Je suis bien partout; Iras-tu te connecter sur Foot34.fr ? Bien sûr (rires). Je me mets petit à petit sur Internet et j'irai faire un tour évidemment. Un site comme ça est important pour le football amateur dans une région très foot qui a plus que jamais besoin de pousser les gens à pratiquer une activité sportive porteuse de valeurs fortes. Candela le Toulousain
Vincent, que représente le TFC dans votre parcours de footballeur ?
A Toulouse, je me suis formé en tant qu'homme peut-être davantage qu'en tant que footballeur. De 17 ans à 21 ans, j'ai grandi et vécu mes années folles avec beaucoup d'inconscience et même de bêtise parfois (rires) ! La passion a toujours été là, ce furent mes premiers matchs pros en Ligue 1 mais aussi pas mal de fêtes mémorables. Aujourd'hui, je ne le regrette absolument pas même si sur le moment ça aurait pu se retourner contre moi. Je crois qu'il faut savoir aussi faire la fête dans la vie… comme ça je ne la fais plus aujourd'hui (rires). A Toulouse, j'ai aussi beaucoup côtoyé le milieu du rugby où j'ai puisé pas mal de valeurs qui m'ont servi et me servent encore. Revenez-vous parfois sur Toulouse ? Depuis que je me suis installé à Montpellier, j'y viens de temps en temps me balader. Je connais évidemment pas mal d'anciens joueurs qui ont aujourd'hui des postes à responsabilité dans le club, notamment le directeur général que j'ai connu dans un autre contexte, le président aussi… Il s'en est passé des choses à Toulouse depuis votre départ ! Et heureusement ! Une ville comme Toulouse mérite un grand club, le public aussi même s'il n'est pas facile. Ils ont restructuré le centre, reconstruit le club et ils semblent se tenir à une politique précise sans changer tous les ans comme ça pouvait se faire dans le passé. Ils ont fait de belles saisons et ont un bel avenir devant eux. "Dans ma carrière ça a aussi été une de mes qualités, aussi à l'aise en 2CV qu'en Rolls. Je suis bien partout." Un souvenir particulier de votre passage à Toulouse ? Oui, un TFC-OM joué au Stadium que nous avions gagné 2-1 avec Barthez en face qui venait de signer à Marseille avec Tapie. C'était un de mes premiers matchs… Un coach ? Serge Delmas. Il a évidemment beaucoup compté car c'est lui qui m'a fait venir à Montpellier lorsque j'avais huit ans, lui qui m'a appelé à Toulouse quand j'en avais 17, et fait débuter en Ligue 1 en 1992 à 19 ans (le 7 octobre 1992 à Metz 1-1 : ndlr). Je le vois encore même s'il est revenu vivre sur Toulouse depuis peu. Un joueur ? Marcico. Je le voyais de loin mais je n'ai jamais joué avec lui. Quand je suis arrivé en équipe pro, il venait juste de partir. Sinon, il y aussi d'autres joueurs qui m'ont accompagné et aidé, surtout Jean-François Soucasse et Michel Pavon. Michel était l'ancien de la bande et il savait nous parler, à nous les jeunes. Il sentait le bon moment pour intervenir ou au contraire nous laisser plus de liberté. Vous vous êtes aussi essayé au métier d'agent de joueurs ? Une erreur (rires) ! Je ne suis pas fait pour ça. Combien de temps allez-vous rester à Montpellier ? Pour le moment, je me suis fixé deux ans pour que mes enfants aient le temps de s'adapter et de découvrir le pays. Ensuite, je ne vais pas dire que c'est ma femme (italienne et romaine : ndlr) qui va choisir… mais presque (rires) ! Je m'adapterai. Dans ma carrière ça a aussi été une de mes qualités, aussi à l'aise en 2CV qu'en Rolls. Je suis bien partout. propos recueillis par J.L. B. VINCENT CANDELA Né le 24 octobre 1973 à Bédarieux Clubs successifs : Lattes, Montpellier, Toulouse (1992-95), Guingamp (1995-janvier 1997), AS Rome (janvier 1997-janvier 2005), Bolton (janvier-juin 2005), Udinese (2005-06), Sienne (juillet-décembre 2006), Messine (janvier-juin 2007). Palmarès : champion du monde 19998, champion d'Europe 2000, champion d'Italie 2001. 40 sélections en équipe de France (2 buts). 77 matchs de Ligue 1 (3 buts), 266 matchs de Série A (15 buts), 10 matchs de Premier League, 58 matchs de coupe d'Europe (1 but). Vendredi 26 Février 2010
Nouveau commentaire :
|
Dans la même rubrique :
Au coeur du jubilé de ... Fabrice HENRY - 29/08/2011L'ITW parallèle avec... Loïc CHAVERIAT (FC Mèze) - 16/06/20112011 : que l'aventure continue... - 01/01/2010 |





